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Voilà quelques textes que les membres de l’atelier d’écriture ont souhaité partager. Il s’agit de textes créés lors de la précédente session d’atelier qui a eu lieu aux mois de septembre et octobre 2011 à Ithaque. Cette fois, nous avons travaillé sur le principe de la contrainte de mots imposés à la manière de l’OUvroir de LIttérature POtentielle. Bonne lecture ! Nadia Reiff Bruits Quand j’étais jeune, j’aimais quand le ciel était gris et suite du texte INFRASTRUCTURES Je vais évoquer en une dizaine de lignes les motifs qui me paraissent les plus décisifs dans l’infrastructure de l’être au monde de l’homme et de la femme. Il y a d’abord le cheval échappé, suite du texte Je suis à la place que m’a offert la vie. Une sorte de danse dans mon esprit Ou peut-être une fascinante dépression, Comme une rivière se jetant dans l’océan. Mes neurones se déplacent à la vitesse d’un tramway. Sébastien L. Le tramway Dans le tramway Cette nuit là, Une femme Peut-être un peu folle L’enfer en silence L’enfer c’est de se dire que demain matin au réveil, je ne saurai pas quoi faire. Elle est belle pourtant la vie, mais si ennuyeuse, alors je pleure toute les larmes possibles et je me sens mieux un bref moment. Je voudrai ma vie comme un long fleuve qui suite du texte Sorcière Se retrouver en isolement, pour une chose que l’on n’a pas fait. Impossible de communiquer, j’étais seul au monde, désespéré à vouloir en mourir. De ma geôle, j’avais une vue, suite du texte Malaise Il faudrait un miracle pour prendre mon envol. Comme un rapace, suite du texte Oui, l’esprit te parle. Mais il n’y a que toi qui ne l’entendes point, Depuis le fond de l’océan En remontant le cours des rivières, Il jaillit sur les hommes Comme une danse Quand le vaudou t’emporte La fascination te transporte Comme un tramway En route vers la dépression Alors que je ne vous parle que d’amour. Joseph Telep Soir d’été Le temps était agréable, il y avait dans l’air cette atmosphère inexplicable que j’aime tant. Je me sens libre, puissant comme un pur-sang qui galope librement sur une plage sans fin. J’avais envie de parler. Seul dans la nature, je me suis rendu à mon endroit au bord du fleuve. Un endroit d’où l’on peut s’évader, s’envoler où bon nous semble. Je me souviens d’un soir, ma femme et moi parlions d’espoir. Elle ne croyait plus ; moi si. Des milliers de personnes se rendent à Lourdes en espérant un miracle. Mon Lourdes à moi, est cet endroit près du fleuve. Pascal Gassmann |